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 An Mille: naissance de l'Europe

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korrigane

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MessageSujet: An Mille: naissance de l'Europe   Jeu 10 Nov à 9:22

An Mille: naissance de l'Europe




Le monde actuel a été en grande partie modelé par la civilisation occidentale. La plupart des États, en Afrique, en Amérique et dans la majeure partie de l'Asie sont issus des conquêtes européennes.

L'Europe a engendré de gigantesques transferts de population vers le Nouveau Monde. Elle a diffusé ses langues, en premier lieu l'anglais, autour de la planète. Ses savants, ses entrepreneurs et ses commerçants sont à l'origine d'une amélioration sans précédent de l'espérance de vie et des conditions d'existence de la majorité des êtres humains.

Cette aventure sans précédent a son origine dans les remous qui ont agité l'Europe et les pourtours de la Méditerranée, il y a un millier d'années.

Apparition de la féodalité

Après l'extinction de l'empire romain et de la culture hellénistique (*), le monde méditerranéen s'était divisé entre trois empires très différents et opposés les uns aux autres :
– l'empire byzantin, resté très proche du modèle antique,
– l'empire arabo-musulman, en rupture avec le passé chrétien de l'Occident,
– l'empire de Charlemagne, vague réminiscence de l'empire romain, marqué par ses racines germaniques et coupé de l'Orient antique du fait de l'invasion arabe.

Après la mort de Charlemagne, l'empire carolingien sombre très vite dans le chaos. Ses héritiers, divisés et dénués de pouvoir, se montrent inaptes à unir les forces de l'empire pour faire face à une deuxième vague d'invasions barbares.

Les Normands (ou Vikings) sèment la terreur le long des grands fleuves. Les Sarrasins (*) s'établissent en Sicile et en Provence. Ils poussent des razzias jusqu'à Rome, détruite en 946, et dans... les Vosges. Les Magyars venus de l'Est chevauchent jusqu'à Nîmes.

Les rois et les empereurs, faute de pouvoir être partout à la fois, délèguent à leurs compagnons (en latin comitis, dont nous avons fait comtes) la surveillance d'une portion du territoire.

En échange de ce service, les nobles peuvent jouir des revenus des terres qu'ils ont reçues en dépôt.

Pour les convaincre de les accompagner à la guerre en cas de besoin, les rois et empereurs carolingiens leur donnent l'assurance que les droits de leurs fils sur leurs terres seraient préservés au cas où ils viendraient à mourir à la guerre.

En particulier, le roi Charles le Chauve garantit à ses seigneurs la faculté de léguer leurs terres à leur héritier par le capitulaire de Quierzy-sur-Oise du 16 juin 877.

C'est ainsi qu'émerge une noblesse héréditaire dont la puissance est liée à la richesse terrienne et dont la légitimité repose sur les liens de confiance (feudus en latin, dont nous avons fait féodal) entre supérieur (suzerain) et inférieur (vassal).

C'est le triomphe de la féodalité, c'est-à-dire d'un ordre social fondé sur les liens d'homme à homme (et non pas comme dans l'Antiquité ou dans d'autres régions du monde sur l'obéissance à un chef tout-puissant).

Les nobles et leurs vassaux, qui pratiquent la guerre à cheval, bénéficient d'une innovation technique : l'étrier emprunté aux barbares Avars vers le VIIe siècle. Cet équipement nouveau leur donne une plus grande stabilité et leur permet de frapper leur adversaire avec la lance à l'horizontale. Désormais, grâce à l'étrier, c'est aux chevaliers ou guerriers à cheval que revient la prépondérance dans les combats.

Énergique et bien armée, protégée derrière de robustes châteaux forts, la noblesse féodale a finalement raison des envahisseurs.

Les Vikings s'installent dans l'estuaire de la Seine en 911 et s'assagissent. Les Hongrois sont arrêtés au Lechfeld en 955 et se stabilisent en Pannonie, dans la plaine du Danube. Les Sarrasins, enfin, sont expulsés de leur repaire de Fraxinetum (La Garde-Freinet), près de Saint-Tropez, en 972.

Nouveaux États

Sur les ruines de l'empire carolingien, les coalitions de grands féodaux ont entraîné aux alentours de l'An Mil, il y a tout juste un millénaire, l'émergence des États qui ont fait la grandeur de la civilisation européenne.

La naissance de l'Allemagne peut être datée de 911 avec l'élection du roi Conrad 1er de Franconie; celle de la France de 987 avec l'élection ici aussi d'un souverain national, Hugues Capet. L'Angleterre forge son identité définitive après la conquête normande et l'accession au trône de Guillaume le Bâtard, en 1066.

Plus à l'est, le premier roi de Hongrie, Étienne, est couronné par le pape le 15 août 1001; un premier État russe émerge timidement autour de Kiev avec l'avènement du grand-prince Iaroslav le Sage, en 1019; Boleslav le Grand devient roi de Pologne en 1024... Le christianisme pénètre jusqu'au Danemark, avec la conversion du roi Harald-à-la-Dent-Bleue en 966.

L'arrêt définitif des invasions permet aux nouveaux États de se consolider et à leurs populations d'affirmer peu à peu leur identité.

Innovations spirituelles

Dans les dernières décennies de l'époque carolingienne, la papauté et le clergé séculier (curés et évêques) sont des objets de scandale. Un observateur superficiel aurait pu y voir le signe d'un déclin irréversible.

Pourtant, en l'espace d'un siècle - le XIe -, l'Église catholique va se réformer hardiment sous l'impulsion des abbés de Cluny et des papes, de Grégoire VII à Innocent III.

Des moines avides de culture redécouvrent la science antique à travers des traductions de l'arabe, à l'image de l'illustre Gerbert d'Aurillac, qui devient pape sous le nom de Sylvestre II.

D'autre part, l'Église intervient dans le droit civil en protégeant les femmes. C'est ainsi que celles-ci ne peuvent être mariées sans leur accord.

À l'opposé d'autres cultures où les pères reçoivent une «dot» lorsqu'ils livrent leur fille en mariage, le Moyen Âge développe l'usage d'une dot ou d'un trousseau que la future mariée apporte avec elle. Cette dot assure à la femme un certain ascendant sur son conjoint.

Naissance de la chevalerie

Après l'An Mil, l'Église s'immisce dans les liens de vassalité. Elle introduit dans les hommages de vassal à suzerain un serment sur la Bible et des obligations morales.

Elle met au pas les guerriers. Elle christianise leurs rites et leur impose le «service de la veuve et de l'orphelin».

Elle encourage les «trêves de Dieu», c'est-à-dire les pauses dans les guerres. Non sans succès, elle moralise ainsi les guerriers et atténue la violence des guerres féodales.

C'est ainsi que s'épanouit une nouvelle élite guerrière, la «chevalerie».

D'origine paysanne aussi bien que noble, les chevaliers sont des hommes avant tout assez aisés pour s'offrir le luxe d'un cheval et d'une armure.

Ils entrent dans la chevalerie en se faisant «adouber» par un parrain, au terme d'un rituel religieux (prière nocturne au pied de l'autel, serment sur la Bible).

Les chevaliers vivent dans les villes comme dans les campagnes. Ils partagent leur temps entre la guerre et les tournois, ces derniers étant parfois plus meurtriers que la guerre elle-même.

Peu à peu, noblesse et chevalerie en viennent à se confondre. Les nobles adoptent les pratiques guerrières des chevaliers, ainsi que leur code de l'honneur, et bon nombre de chevaliers se hissent dans la noblesse.

L'appel à la croisade, pour secourir les chrétiens d'Orient menacés par l'offensive turque et délivrer le tombeau du Christ, achève de transformer la soldatesque en une milice plus ou moins dévouée à l'Église.

Les codes moraux de la chevalerie, notamment le code de l'honneur et le respect de la parole donnée, ont imprégné les sociétés occidentales jusqu'au XXe siècle, inspirant à la plupart des Européens un respect quasi-inné pour les institutions sociales et les lois.

L'intériorisation de ces codes moraux a favorisé le développement d'une économie marchande fondée sur la confiance. Elle a contribué à l'épanouissement de la civilisation occidentale, européenne et chrétienne.

Sans cette intériorisation, l'ordre social n'aurait pu être maintenu que sous la menace et la contrainte, à un coût très élevé et avec peu de résultats (comme c'est le cas aujourd'hui dans beaucoup de territoires d'Amérique latine, du Moyen-Orient et d'Afrique).

Avènement de la laïcité

Malgré son appétit de réformes, la papauté doit très vite reconnaître des limites à ses interventions politiques.

L'empereur et le pape s'opposent au cours de la Querelle des Investitures sur la question de savoir à qui revient le droit de nommer les évêques, voire de désigner le pape. Avec, à la clé, les ressources financières colossales dont dispose le clergé (donations des fidèles, dîme,...).

La querelle se solde par un partage des responsabilités entre le pouvoir séculier (l'empereur) et le pouvoir spirituel (l'Église). C'est l'origine de la laïcité (*), une invention médiévale qui permettra aux Européens de développer leurs talents sans rendre de comptes aux censeurs de l'Église.
Élection et hérédité

L'élection est la règle dans la plupart des communautés médiévales, que ce soit dans les corporations marchandes, dans les villages ou encore chez les guerriers.

Les souverains eux-mêmes sont souvent cooptés ou élus par leurs pairs en fonction de leur aptitude au commandement (c'est en particulier le cas des premiers Capétiens, des Carolingiens et des empereurs d'Allemagne).

L'élection est de même la règle dans l'Église, qu'il s'agisse du pape, des évêques ou des abbés. C'est aux monastères qu'il revient en particulier d'avoir inventé la règle démocratique : «Un homme, une voix».

Autant dire que le suffrage universel n'a pas jailli du néant au XIXe siècle mais puise ses racines dans les temps les plus «obscurs» du Moyen Âge.

Innovations économiques

Les empires hellénistique (*), romain, byzantin ou arabe reposaient sur la domination d'un vaste territoire par une élite militaire. Ils permettaient à celle-ci de développer de puissantes et luxueuses métropoles au détriment du bien-être des paysans.

À leur différence, l'Europe médiévale se divise en d'innombrables villages et bourgades qu'aucune métropole ni aucun pouvoir central n'est en état de pressurer.

Les guerriers à cheval se partagent le territoire mais doivent composer avec les droits, les coutumes et les revendications croissantes des communautés paysannes et bourgeoises. Ils dépendent de celles-ci pour leur approvisionnement et ne peuvent les piller sans risque pour eux-mêmes.

Les seigneurs participent eux-mêmes au développement économique en gérant les fours et les moulins qui introduisent dans les campagnes une première révolution industrielle.

L'Église joue aussi un rôle capital dans le développement économique et l'innovation technique, dans les premiers siècles du Moyen Âge.

Les moines procèdent à de très nombreux défrichements et n'hésitent pas à implanter des abbayes et des monastères dans les lieux les plus ingrats (par exemple la Grande Chartreuse, dans les Alpes, au-dessus de Grenoble).

«Les moines réhabilitent le travail manuel que les derniers Romains avaient abandonné et pour lequel ils n'avaient pas hésité à organiser l'immigration de travailleurs barbares», écrit l'historienne Régine Pernoud (*). «En réhabilitant le travail manuel, les moines développent aussi l'outillage. Ils ont en effet le souci d'alléger leur peine afin de consacrer plus de temps à la prière» !

Ce célèbre chapiteau de l'église de la Madeleine, à Vézelay, est connu sous le nom de Moulin mystique.



Il s'agit d'une allégorie religieuse : Moïse verse le grain (l'Ancien Testament, texte sacré des juifs) et saint Paul, instruit par le Christ, transforme ce grain en farine (le Nouveau Testament, fondement du christianisme).

Sur ce chapiteau, la roue à engrenages du moulin témoigne du remarquable développement technologique dont ont bénéficié les campagnes à l'époque romane (XIe-XIIe siècles).


En agriculture, la charrue à roues facilite le labour des sols lourds du nord de l'Europe.

Après l'An Mil apparaît l'assolement triennal, qui permet de tirer un plus grand profit des terres en les laissant seulement un an sur trois au repos (jachère). Les deux autres années, on alterne les cultures en fonction de la profondeur des racines de façon à laisser chaque fois une partie du sol au repos.

Dans l'industrie, de nombreuses innovations entrent en application dès les premiers siècles du Moyen Âge, comme l'arbre à came qui permet d'utiliser les moulins à eau ou à vent pour actionner des marteaux et non plus seulement des meules rotatives. Les activités textiles (foulage des tissus) et métallurgiques en tirent un immense profit.

L'historien Jean Gimpel a calculé que les moulins médiévaux d'Europe occidentale représentaient une énergie totale équivalente à une ou deux tranches nucléaires (*) !

La navigation maritime profite du gouvernail d'étambot, des boussoles, des premières cartes marines (portulans),...

Les négociants eux-mêmes peaufinent leurs techniques de gestion grâce à la comptabilité en partie double, inventée en Italie en 1292 et longtemps tenue secrète. Le capitalisme lui-même apparaît vers 1200 avec les premières sociétés par actions, constituées par des minotiers toulousains qui mettent en communun leurs économies pour investir dans des moulins flottants.
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MessageSujet: Re: An Mille: naissance de l'Europe   Jeu 10 Nov à 9:23

Les apports politiques du Moyen Âge sont encore très vifs, qu'il s'agisse du parlementarisme né avec la Grande Charte, du suffrage universel, à l'image des moines élisant leur abbé selon le principe : un homme, une voix, ou de la démocratie de proximité comme en Suisse.

Épargnée par les invasions, plus sûre et plus stable, l'Europe occidentale ressent très vite les bienfaits du nouvel Âge. Entre l'An Mil et la Grande Peste de 1348, la population va dans l'ensemble doubler ou même tripler. L'Angleterre passe ainsi d'un million d'habitants à près de trois millions, la France de 8 à 15 ou 16.

Première expansion de l'Europe

Forte de ses acquis politiques, spirituels et économiques, l'Europe médiévale passe d'une attitude de repli à une attitude offensive. La première manifestation de ce renouveau est la croisade.

Par-delà ses excès, la croisade ouvre l'Europe sur l'Orient et le reste du monde. Elle révèle aux guerriers, aux commerçants et aux clercs des réserves illimitées d'aventures, de richesses et de connaissances.

À la différence des autres cultures qu'elle aura l'occasion de cotoyer, Chine, Japon, Islam,... jamais l'Europe ne se repliera sur elle-même pendant le millénaire qui suivra.

Relativement surpeuplée par rapport aux techniques agricoles du moment, l'Europe occidentale est très durement affectée par la Grande Peste.

L'épidémie, conjuguée aux troubles politiques liés à la guerre de Cent Ans et à l'irruption des Turcs dans les Balkans, tue dans certaines régions jusqu'à 40% de la population.

Mais ces malheurs se traduisent en définitive par une consolidation des structures sociales qui ont succédé à la féodalité.

Confrontés au manque de main-d'œuvre, les seigneurs sont obligés d'accorder des droits de propriété et de meilleurs revenus à leurs paysans, mettant fin au servage dans la plus grande partie de l'Europe.

Pour se procurer de l'argent à bon compte, ils vendent aussi des franchises communales aux bourgeois qui pratiquent le commerce et l'artisanat dans les villes en gestation.

L'ascension économique de l'Europe a de la sorte commencé dès le XIe siècle, de façon d'abord très lente puis de plus en plus rapide. «Il s'ensuit que, dès le XIVe siècle, en termes de revenu par habitant, l'Europe a rattrappé la Chine, à l'époque la première économie de l'Asie», écrit Philippe Simonnot (*).

L'historien économiste Angus Maddison estime que le revenu par habitant en Europe occidentale a triplé entre le XIe siècle et le début du XIXe siècle.

Dynamique mais fragile, l'Europe médiévale a bénéficié de circonstances favorables qui lui ont permis de continuer à se développer en échappant aux ennemis du dehors.

Les héritiers de l'An Mil

Les menaces n'ont pas manqué : c'est ainsi que l'irruption des Mongols, au XIIIe siècle, a gravement affecté les peuples slaves et l'empire arabe de Bagdad. Mais elle a heureusement épargné l'Europe occidentale.

Un peu plus tard, les Turcs se sont installés en Anatolie et ont ruiné ce qui restait de l'empire byzantin. Ce fut la fin du Moyen Âge.

Paradoxalement, ce dernier drame a revigoré l'Occident.

Les ultimes dépositaires de la culture antique (moines et lettrés) se sont en effet repliés en Italie et, bénéficiant des libertés communales, ont engendré une culture nouvelle qu'un historien du XIXe siècle appellera pompeusement «Renaissance».

Au sud et à l'est, plus rien ou presque ne menace l'Europe quand celle-ci lance ses caravelles sur tous les océans à la poursuite des précieux épices et de l'or.

Tandis que les Espagnols, suivis des Français et des Anglais, se tournent vers le Nouveau Monde occidental, les Portugais et les Hollandais préfèrent contourner l'Afrique pour prendre pied dans les Indes orientales et jusqu'au Cipango mystérieux qu'avait entrevu Marco Polo (le Japon actuel).

Par l'effet cumulatif des découvertes et des inventions s'ajoutant les unes aux autres, plus rien ne semble pouvoir freiner l'expansion des Européens après le XVe siècle.

L'Europe atteindra le sommet de sa puissance au milieu du XIXe siècle, quand le monde entier se soumettra aux exigences de ses marchands et à la pression de ses colons.

L'effondrement viendra de la crise morale et politique qui frappera les classes dirigeantes européennes à partir des années 1880.

Dans la bourgeoisie intellectuelle, lassée de tout, surgiront des idéologies totalitaires, scientistes, socialistes ou racistes, prônant la création d'une humanité nouvelle grâce à l'instauration d'États autoritaires et tout-puissants et à l'abolition des libertés formelles et des traditions politiques.

On n'hésitera pas à appeler la Guerre de ses vœux et à considérer l'extermination de millions d'êtres humains comme le prix à payer pour la régénération de la société et la création d'un Homme nouveau.

Il ne faudra pas moins de deux guerres mondiales, plusieurs révolutions totalitaires et un génocide pour ramener un semblant de raison en Europe.

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